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par Framboise et Chocolat  -  21 Juillet 2017, 21:30  -  #ethique animale, #Protection animaux, #Jean Luc Porquet, #6ème extinction

Jean-Luc Porquet : "On se comporte comme des talibans dans un musée magnifique : la Nature. On y détruit tout, les oeuvres ainsi que les réserves"

Jean-Luc Porquet, journaliste, signe un manifeste puissant sur notre responsabilité dans la 6ème extinction de masse. Les hommes causent l'effondrement du vivant dans une grande indifférence générale. Récit d'une fuite éperdue, celle du Grand Pingouin, qui aura duré trois siècles avant son massacre.

 

 

Nous sommes en train de liquider des espèces dont on n’a même pas fait la connaissance, inconnues, non identifiées. On a inventorié 1 million et demi d’espèces, mais il y en a beaucoup plus : certains parlent de 5 millions d’espèces, certains 50 millions… Les abeilles sont une espèce très utile à l’homme et malgré tous les cris d’alarme, on continue d’utiliser les pesticides néonicotinoïdes qui font que les populations d’abeilles s’effondrent… C’est inquiétant, même l’argument utilitaire ne fonctionne pas.

Jean-Luc Porquet, journaliste

Si on est à ce point indifférent du sort des animaux, c’est peut-être parce qu’on ne les connaît que sous forme de viande dans l’assiette.

Jean-Luc Porquet, journaliste

L’homme est entré dans une nouvelle ère : l’anthropocène. L’homme est maintenant devenu une vraie force géologique, l’équivalent de la météorite il y a 65 millions d’années. Nous sommes maintenant devenus cette météorite, depuis la révolution industrielle, depuis environ deux siècles, nous causons l’effondrement du vivant.

Jean-Luc Porquet, journaliste

Résumé du livre de Jean-Luc Porquet par l'éditeur

Le 3 juin 1844, sur l'île d'Eldey, non loin du cercle polaire, des pêcheurs islandais ont tué les deux derniers spécimens de grands pingouins.

En «honnête homme» du XXIe siècle, Jean-Luc Porquet sait que, à l'image de cet oiseau incapable de voler, toutes sortes d'animaux sont en train de disparaître, que la sixième extinction de masse des espèces est en cours, que la Terre n'a pas connu pareil massacre depuis 65 millions d'années et que les hommes, ses semblables, en sont les maîtres d'œuvre irresponsables. Comment faire face à ces vérités-là sans céder à la panique ni au déni? L'auteur écrit au Grand Pingouin pour nous prendre à témoin et interroger en miroir nos destinées solidaires.

Cette lettre à bâtons rompus se fait tour à tour intime, érudite et rêveuse : une élégie funèbre, mais combative.