Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°4

par Framboise et Chocolat  -  11 Juin 2015, 16:28  -  #ethique animale, #Aymeric Caron., #Matthieu Ricard

Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°4

Les animaux ne souffrent pas, ou du moins pas comme nous.

 

Les animaux ne remercient pas Descartes qui les considérait comme des machines concept d'animal-machine inspiré de ses travaux Sa thèse s'expose notamment dans la Lettre au Marquis de Newcastle du 23 novembre 1646, dans la cinquième partie du Discours de la méthode ou encore dans la Lettre à Morus du 5 février 1649.

En résumé les animaux ne ressentent ni plaisir, ni douleur, ni quoi que ce soit d’autre.

“Les bêtes n’ont pas seulement moins de raison que les hommes, elles n’en ont point du tout”.

Descartes

Je sais bien que les bêtes font beaucoup de choses mieux que nous, mais je ne m’en étonne pas ; car cela même sert à prouver qu’elles agissent naturellement et par ressorts, ainsi qu’une horloge, laquelle montre bien mieux l’heure qu’il est, que notre jugement ne nous l’enseigne. Et sans doute que, lorsque les hirondelles viennent au printemps, elles agissent en cela comme des horloges. Tout ce que font les mouches à miel est de même nature, et l’ordre que tiennent les grues en volant, et celui qu’observent les singes en se battant, s’il est vrai qu’ils en observent quelqu’un, et enfin l’instinct d’ensevelir leurs morts, n’est pas plus étrange que celui des chiens et des chats, qui grattent la terre pour ensevelir leurs excréments, bien qu’ils ne les ensevelissent presque jamais : ce qui montre qu’ils ne le font que par instinct, et sans y penser. On peut seulement dire que, bien que les bêtes ne fassent aucune action qui nous assure qu’elles pensent, toutefois, à cause que les organes de leurs corps ne sont pas fort différents des nôtres, on peut conjecturer qu’il y a quelque pensée jointe à ces organes, ainsi que nous expérimentons en nous, bien que la leur soit beaucoup moins parfaite.

À quoi je n’ai rien à répondre, sinon que, si elles pensaient ainsi que nous, elles auraient une âme immortelle aussi bien que nous ; ce qui n’est pas vraisemblable, à cause qu’il n’y a point de raison pour le croire de quelques animaux, sans le croire de tous, et qu’il y en a plusieurs trop imparfaits pour pouvoir croire cela d’eux, comme sont les huîtres, les éponges, etc

René Descartes, Lettre au marquis de Newcastle, 23 novembre 1646, in Oeuvres et lettres, Gallimard, bibliothèque de la Pléiade, 1983 b, pp.1256-1257.

ceux qui, sachant combien de divers automates, ou machines mouvantes, l'industrie des hommes peut faire, sans y employer que fort peu de pièces, à comparaison de la grande multitude des os, des muscles, des nerfs, des artères, des veines, et de toutes les autres parties qui sont dans le corps de chaque animal, considéreront ce corps comme une machine qui, ayant été faite des mains de Dieu, est incomparablement mieux ordonnée et a en soi des mouvements plus admirables qu'aucune de celles qui peuvent être inventées par les hommes.

Descartes Animaux machines - Langage - Pensée Discours de la Méthode (1637), Ve partie. Oeuvres et lettres, La Pléiade, pp. 164-165

Encore aujourd'hui certains le pensent . Pour eux:

Les sons qu'ils émettent ne signifient rien de plus que le couinement d'une porte mal huilée. Cela permet d'oublier que ces animaux se différencie par son caractère , humeur, son intelligence et pour le dire clairement , sa sensibilité .Ces mots n'existent pas dans l'élevage industriel, lequel ne reconnait aucune existence propre aux animaux qui y sont traités

A Caron

Tout est à écouter...mais si vous avez peu de temps où pas envie de supporter Mr FNSEA allez à la 12ème min.

Or,

nous savons maintenant qu’au cours de l’évolution les animaux ont acquis différentes formes de sensibilité adaptées aux conditions environnementales et nécessaire à la survie

M Ricard

La souffrance est un signal d'alerte qui permet à l'animal d'adapter son comportement afin de survivre.

En l'état des connaissances scientifiques nous savons que tous les animaux ressentent douleur et souffrance.

La douleur et la souffrance expriment deux réalités différentes. La douleur est une situation désagréable ou insupportable en un point du corps. on sait qu'elle est ressentie par tous les animaux dotés d'un système nerveux central au niveau de la tête. Cela inclut les vertébrés, ainsi que certains invertébrés comme les mollusques céphalopodes(pieuvre calamar) ou les crustacés décapodes (5 paires de pattes) tels que le langouste, le crabe, la crevette ou l'écrevisse. Ainsi les poissons et les autres animaux de mer ont mal si on attente à leur intégralité physique. La souffrance (..) désigne une douleur qui peut être aussi bien physique que morale. (...). Bref , la souffrance est le contraire du bien être. On sait que tous les mammifères et les oiseaux peuvent souffrir. Mais on commence à identifier le phénomène chez d'autres vertébrés et même chez les invertébrés céphalopodes.

A Caron

La souffrance..avez vous déjà entendu une vache meugler lorsqu'on lui retire son veau ?

Ou entendu le témoignage des soigneurs  dans le documentaire "blackfish" sur les cris de détresses des orques dans les mêmes circonstances...

L'expression du deuil a été observé dans de nombreuses espèces , par exemple les éléphants .

Et chez les singes , certains suite au choc émotionnel peuvent se laisser mourir

Douleur et souffrance ne sont donc pas propres à l'homme.

Pour Charles Pepin , toutes les espèces animales (dont l'homo sapiens) partagent des intérêts fondamentaux :

Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°4
Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°4
Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°4

Donc non seulement les animaux ressentent douleur et souffrance mais c'est la justification même de l'éthique animale .

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :