Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°5

par Framboise et Chocolat  -  12 Juin 2015, 15:56  -  #ethique animale, #Aymeric Caron., #Matthieu Ricard

La prédation et la lutte pour la vie font partie des lois  de la nature.

 

Ok alors va chasser ton repas!...

La version de Tolstoi:

Un jour, alors que Tolstoi (1828-1910) est à table avec ses nombreux enfants, sa femme Sophie ainsi que des invités, sa tante s’approche pour dîner. La vieille dame trouve sur sa chaise un poulet vivant et un couteau. Devant son étonnement Tolstoi lui fait remarquer, non sans humour, « nous savions que vous vouliez manger du poulet mais personne n’a oser le tuer ». Bien sûr la tante ne tua pas le poulet et il semble même qu’elle fut tellement choquée que ce soir là, elle ne mangea pas de viande....pas si simple...

 

Revenons à l'argument : Dans le règne animal , il y a des proies et des prédateurs. Mais   Il ne faut pas limiter les interactions entre espèces  à ce type de relation: coopération, association sont aussi nombreuses.

La quasi totalité des prédateurs  tuent pour se nourrir non  pas par haine plaisir ou par cruauté , contrairement à l'homme.

La manif est passée..mais les images d'actualité ..atention c'est réel et violent!

Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°5

Jean Baptiste Jeangène Vilmer appelle ce type d'argument "l'alibi historique"  qui

consiste à justifier l'alimentation carnée et la chasse au prétexte que l'homme était à l'origine, carnivore et chasseur. Certes, mais il était parfois cannibale, et nous n'en déduisons pourtant pas qu'il est acceptable d'être cannibale aujourd'hui. Le comportement de l'homme primitif était justifié par son mode de vie primitif. Dès lors que ce mode de vie disparait , certains aspects du comprtement ne sont plus forcément nécéssaires. La civilisation consiste à passer de la barbarie à l'humanité, de l'esclavagisme à la liberté individuelle, du cannibalisme au respect de l'autre, mais aussi de l'exploitation sans limite des animaux au respect de tous les êtres sensibles.

Jean Baptiste Jeangène Vilmer

 En outre ,

si on remonte à nos ancêtres les plus lointains , c'està dire il y a 7 millions d'année, on constate que les Australopithèques( comme Lucy, il y a 3,2 millions d'année) étaient végétariens.

Aymeric Caron

Darwing a expliqué que l'histoire de l'être humain repose sur sa capacité à évoluer et à s'adapter à son environnement.Ainsi nous n'avons plus besoin, dans nos civilisations ,d'être omnivores pour survivre!

Les mauvaises excuses pour justifier l'exploitation des animaux.N°5

Matthieu Ricard rajoute:

La démocratie se dit garante de la liberté. Mais faute de prendre en compte l'ensemble des êtres, il s'agit d'une curieuse liberté que celle qui use du droit du plus fort pour se nourrir de la mot des autres et faire de nos estomacs leur cimetière.

M Ricard

Ainsi ni en évoquant les liens de prédations entre animaux ni  l'alibi historique ( caduc selon l'époque où l'on décide de remonter) rien ne peut justifier l'exploitation des animaux.