Les mauvaises excuses pour justifier la corrida: Les aficionados n'aiment pas faire souffrir les taureaux(?)

par Framboise et Chocolat  -  15 Juillet 2015, 11:34  -  #ethique animale

Tignous.

Tignous.

(Je rappelle que je dénonce les arguments des afiocs pour mieux les démonter ...aider par de nombreuses publications)

 

Les aficionados affirment ne pas vouloir faire du mal à qui que ce soit...

J'ai lu un commentaire à un texte anti corrida qui l'affirmait avec une bonne dose d'insulte à notre encontre (dont certaines pas  encore homologuées! Au moins à sa lecture j'ai enrichi mon vocabulaire ..mais je me refuse à l'utiliser , ma maman ne m'a pas élevé ainsi!)

 

Des philosphes , écrivains et les anti corridas pensent qu'il faut aimer se délecter de la souffrance des animaux pour aimer la corrida et aimer toréer ...

Francis Wolf , le philosophe des aficionados , face à ces affirmations répond: (courage, pensez à ma pomme qui nous seulement le lit mais doit aussi le retranscrire)

 

Absurde! c'est difficile à croire et pourtant c'est vrai: l'aficionado ne prend aucun plaisir à la souffrance d'un animal. Aucun ne supporterait de faire de faire souffrir ou même de voir souffrir, un chat, un chien, un cheval, un cheval ou quelconque bête. (...) On n'en connait guère de capable de battre son chien , ou même de faire volontairement du mal à un chien ou à un lapin

F wolf

Ma réponse en deux temps.

-On peut dissocier d'une part ces animaux de compagnie et d'autres par un processus de dissociation mentale décrite par Matthieu Ricard dans" plaidoyer pour les animaux":

(La dissociation mentale est ) un processus psychologique (qui) consiste à déprécier, à déshumaniser -on pourrait dire dans ce contexte "désanimaliser" - l'être sensible qu'une idéologie nous a désigné comme étant l'ennemi, l'homme ou animal à torturer ou à abattre

Matthieu Ricard

L'aficionado différencie les animaux de compagnie qu'il doit en effet adorer...et le pauvre taureau dans l'arène . C'est ainsi que sans remord il peut torturer les taureaux dans l'arène en pensant ainsi faire preuve de courage alors que le pauvre taureau n'a aucune chance d'en réchapper. (pitié ne me parler pas de la grâce ..souvent le taurau "gracié" , trop sérieusement blessé, meurt en dehors de l'arène quelques heures plus tard ..De toute façon ce n'est qu'une excuse pour assasiner tous les autres au vue de tous.)

 

 - pas de cruauté?  Visionner cette vidéo ( je sais, je l'ai déjà posté celle là mais pour ceux qui ne l'ont pas vu...)?

Pas convaincu?

Je laisse la conclusion à M Onffray :

Toute la civilisation est effort d’arrachement de la barbarie pour aller vers la culture : disons-le moins prosaïquement, pour aller du talion à la loi, du viol à sa condamnation, de l’exploitation des enfants à leur éducation – de la corrida à son abolition. Il cohabite en chacun de nous un cerveau de l’intelligence et un cerveau de serpent : on doit au premier les artistes, les écrivains, les bâtisseurs, les philosophes, les musiciens, les inventeurs, les pacifistes, les instituteurs ; au second, les tortionnaires, les tueurs, les guerriers, les inquisiteurs, les guillotineurs, et autres gens qui font couler le sang – dont les toreros.

Toute la civilisation est effort d’arrachement de la barbarie pour aller vers la culture : disons-le moins prosaïquement, pour aller du talion à la loi, du viol à sa condamnation, de l’exploitation des enfants à leur éducation – de la corrida à son abolition. Il cohabite en chacun de nous un cerveau de l’intelligence et un cerveau de serpent : on doit au premier les artistes, les écrivains, les bâtisseurs, les philosophes, les musiciens, les inventeurs, les pacifistes, les instituteurs ; au second, les tortionnaires, les tueurs, les guerriers, les inquisiteurs, les guillotineurs, et autres gens qui font couler le sang – dont les toreros.

Michel Onfray

Quelques autres citations que ne vont pas aimer les afiocs:

 

Mon éxécration des courses de taureaux c'est étendue petit à petit jusqu'à ceux qui les fréquentent.L'idée que des hommes peuvent prendre de l'amusement, les uns à tâcher de rendre féroces des animaux qui ne l'étaient pas, les autres à voir agoniser des chevaux éventrés, recousus puis éventrés une deuxième fois, me fait envelopper les seconds du même dégout que m'inspirent les premiers

Georges Courteline; "la philosophie de Gcourteline"

Le cheval fou de douleur, errait ça et là dans les arènes, selle ballante, le ventre ouvert, les entrailles bleues et rouges pendillaient entre les étriers… "Vicente Blasco-Ibañez
Le cheval fou de douleur, errait ça et là dans les arènes, selle ballante, le ventre ouvert, les entrailles bleues et rouges pendillaient entre les étriers… "Vicente Blasco-Ibañez

Le cheval fou de douleur, errait ça et là dans les arènes, selle ballante, le ventre ouvert, les entrailles bleues et rouges pendillaient entre les étriers… "Vicente Blasco-Ibañez

Il faut un formidable potentiel sadique pour payer son entrée dans une arène où le spectacle consiste à torturer un animal, le faire souffrir, le blesser avec cruauté, raffiner les actes barbares, les codifier ( contre un inquisiteur ou un tortionnaire qui sait jusqu'où il faut aller pour garder en vie le plus longtemps possible celui qu'on va de toute façon mettre à mort), et jouir de façon hystérique quand le taureau s'effondre parce qu'il n'y a pas d'autre issu pour lui

Michel Onfray " le cerveau reptilien de l'afionados"

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